Comment changer de 
syndic de copropriété

Pourquoi changer de syndic ? Les copropriétaires veulent non seulement un syndic fiable et compétent, mais également un syndic en phase avec leurs attentes. La réactivité, la facilité de la communication, les honoraires… Autant de points à prendre en compte en complément de l’essentiel : une gestion administrative et financière qui ne laisse aucune place au doute.

Choisir son nouveau syndic

Avant de comparer différents syndics, définir un portrait type du syndic idéal est un exercice intéressant. On l’a dit, certains points comme la rigueur administrative et financière sont non seulement prioritaires mais indispensables. D’autres peuvent soulever plus de discussions et compléter votre grille de lecture. Les méthodes, les outils, l’approche, les honoraires, l’étendue des prestations… peuvent distinguer un syndic d’un autre et donc, aider à faire un choix et à préparer la short list pour la mise en concurrence avant désignation.
Une étape à anticiper car elle prend du temps et qu’une copropriété ne peut pas se passer de syndic !

Peut-on faire confiance à un petit syndic et/ou un syndic qui vient de se lancer ?

Les règles établies sont exactement les mêmes quelle que soit la taille du syndic ! En d’autres mots, vous aurez les mêmes garanties en faisant appel à un très grand cabinet de syndic ou un plus petit, ces professionnels répondant aux mêmes exigences.

Vous pouvez cependant vous renseigner pour savoir si votre syndic adhère à un syndicat professionnel, car c’est un gage de qualité : le syndicat vérifie de nouveau l’ensemble des éléments concernant le cabinet de syndic et tient à sa disposition une veille juridique et des documents réglementaires. Le syndicat veille par ailleurs à ce que son adhérent respecte la loi et les règles en vigueur. En France, les plus connus sont l’UNIS, la FNAIM et SNPI.

Une fois ces éléments vérifiés, vous pouvez considérer que vous aurez la même sécurité réglementaire et financière que vous soyez dans un très gros cabinet ou dans un tout petit. La différence ? Elle se fait dans l’exécution de la mission de votre syndic, et par définition dans celle de votre gestionnaire de copropriété. C’est sur ce sujet qu’il faut porter votre attention et vos questions ! Le changement de syndic fera alors l’objet d’un point sur l’ordre du jour de la prochaine AG ou lors d’une assemblée générale extraordinaire, convoquée pour l’occasion.

Changer de syndic en cours de mandat

Si le non-renouvellement du contrat à la fin du mandat est la façon la plus simple de changer de syndic quand la collaboration n’a pas tenu ses promesses, c’est également possible en cours de mandat. Ce qui sous-entend que la situation est plus compliquée : c’est par exemple le cas si le syndic engage des travaux sans autorisation de l’assemblée générale qui n’ont pas de critère d’urgence ou de conservation de l’immeuble, ou la non-souscription d’assurance obligatoire, et bien d’autres…
Dans cette configuration, le syndic peut être révoqué. La loi prévoit cette possibilité, à condition que le changement de syndic repose sur un motif légitime.

La révocation fera alors l’objet d’un point sur l’ordre du jour de la prochaine AG ou lors d’une assemblée générale extraordinaire, convoquée pour l’occasion.

Changer de syndic, et après ?

Une fois les démarches terminées, l’heure est au passage de relais d’une somme importante de documents en version papier et en version dématérialisée, le tout dans un temps imparti. Vous avez changé de syndic pour être mieux accompagné, cette étape est donc une occasion pour le nouveau syndic que vous avez choisi de montrer que vous démarrez une collaboration prometteuse ! Ce que vous êtes en droit d’attendre ? Des conseils, de la transparence et un accompagnement pas-à-pas qui vous facilitent la vie en vous donnant toutes les clés dont vous avez besoin pour le bien de votre copropriété. C’est un peu notre définition de la co-proximité !

Les raisons qui peuvent amener à un changement de syndic de copropriété

  • Le syndic ne suit pas la copropriété (aucune information, aucune visite…).
  • Le syndic ne communique pas avec les copropriétaires et ne répond pas à leurs demandes.
  • Le syndic n'a pas convoqué l'assemblée générale annuelle.
  • Le syndic n'a pas assuré de façon satisfaisante la bonne tenue de l'immeuble.
  • Le syndic est en défaut de paiement.
  • Le syndic ne traite pas les décisions votées en assemblée générale.
  • Le syndic ne respecte pas ses obligations réglementaires.

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